Rachat
assurance vie
Le rachat d'une assurance-vie
peut être partiel ou total. Un besoin de liquidité pour mener un projet
(investissement immobilier par exemple) justifie un rachat partiel. Le
rachat d'une assurance-vie, lorsqu'il est total, revient à mettre un
terme au contrat avant la date prévue.
Les conditions de rachat d'une
assurance-vie dépendent de plusieurs facteurs : rachat partiel
programmé ou rachat total ne fonctionnent pas de la même manière. Le
temps est également un paramètre à prendre en compte : le rachat
d'assurance-vie est soumis à l'impôt sur le revenu ou amputé d'un
prélèvement libératoire plus ou moins élevé en fonction de l'ancienneté
du contrat.
Les modalités de rachat d'une
assurance-vie, partiel et programmé, sont définies précisemment dans le
bulletin de souscription, et peuvent faire l'objet de variations d'un
contrat à l'autre. En revanche, le rachat total d'une assurance-vie est
réglé par un cadre juridique fixe. Tout rachat induit 11% de
prélèvement sociaux, auxquels s'ajoutent impôt sur le revenus ou
prélèvement libératoire. Après 4 ans de fonctionnement le prélèvement
libératoire s'élève à 35%. Entre 4 et 8 ans d'ancienneté, il n'est plus
que de 15%. Au-delà de 8 ans, le rachat d'assurance-vie prévoit un
prélèvement libératoire de 7,5% seulement, et après abattement de 4600
euros pour un célibataire, ou 9200 euros pour un couple, valable sur
les produits financiers contenus dans les rachats par année civile pour
l'ensemble des contrats souscrits.
Dans certains cas,
le rachat d'assurance-vie peut être soumis à l'acceptation du
bénéficiaire. Depuis le 17 décembre 2007, le souscripteur ne peut plus
désigner un bénéficiaire à son insu : l'acceptation du bénéficiaire est
nécessaire pour pouvoir procéder à l'établissement du contrat. La
décision de rachat de l'assurance-vie par le souscripteur peut donc
être paralysée en cas de désaccord avec le bénéficiaire.